Et j'ai sur mes genoux posé, un instrument à cordes.
Ses formes chaudes et douces me rappellent tes hanches.
J'imagine t'enlacer, les minutes et les cordent se tordent
A n'en plus finir, la lune est rouge de plaisir.
La nuit nous envahi et tu t'endors enfin
Sur le ventre. Au creux de ton cou je viens poser mon nez,
Je viens prendre ton pouls, ton souffle, ton parfum.
Et te prêter ma vie, ou même te la donner,
A toi ma pas pareille, la lune est pâle de sommeil.
Et je m'endors comme ça, en échangeant ma vie,
Plate et sans intérêt contre une nuit de rêve.
Je garde pour le sommeil les faussetés qui m'ennuient,
Le jour sera joli quand les nuits seront brèves
A tes côtés, et la gibbeuse de m'écouter.
Car je me plie déjà oui, je me recroqueville,
Et je me rétrécie pour devenir croissant.
Nous deviendrons à deux cette balle qui brille
Et nous nous enfuirons, loin des astres pensant,
Loin du soleil. La lune est noire face au vermeille
