j'ai goûté le temps

j'ai goûté le temps
Ceux là, ont la peau rêche et celle ci, leur chair est tendre
Aux cicatrices les traits taillés et au crayon viennent s'étendre
Paupières tendues, sur les feuilles à fumer
De mes lèvres viens goûter la gomme sucrée

J'ai goûté le temps
J'ai goûté le temps
J'égouttai le temps qui gouttait lentement
Au plaisir de ceux qui gâtent en pressant
Les temps Palpitants où je t'attends

Les aiguilles des montres me sortent par la peau
Et viennent piquer comme parfois le temps
L'étendue de celle qui porte au garrot
L'enjeu capiteux de plaire au fuyant

Moi qui porte au cou les correspondance
De ta seule idée à ma peau d'orange
J'ai dans ton parfum tiré conséquence
De ma propre odeur, de ta différence

J'ai goûté le temps
J'ai goûté le temps
J'égouttai le temps qui gouttait lentement
Au plaisir de ceux qui gâtent en pressant
Les temps Palpitants où je t'attends

De pour le moment en pour le moment
On tache vos frises d'être trop vivants
Oh, ça dépasse, ça paye vos passe
De l'argent de ceux à la parole basse

Chuchote celui d'impasse en impasse
Allant fustigeant la crasse de l'amarre
A la bête illustre dormant sur des ares
De lauriers blachits que les gosses ressassent

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# Posté le samedi 30 mai 2009 08:12

Modifié le dimanche 31 mai 2009 05:49

Colorful green ideas sleep furiously

Colorful green ideas sleep furiously
Lilas et cerisier
Gouttes salées, violettes, bleues
Les idée vertes, décolorées
Dorment furieusement
Coulent en germe fuyant
Les impatiences de printemps
Premier temps, emprunt temps
Gouttes fleuries qui font passer
L'empreinte du temps
Et le vent s'expanse
Élevant, sexe pensant
Sexe pansant, pansement,
Pense, ment. L'intense est mensonge
L'Intensément songe.
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# Posté le mardi 14 avril 2009 13:38

mithridatie

mithridatie
Je suis cet homme ivre se prenant pour la lune
Qui s'éclaire elle même mais est prise dans la nuit
Et je crains la mer d'encre s'infiltrant dans les dunes
De la scène ensablée où je tombe, mon corps suit
Je suis

Il n'est plus d'affres possibles dans tes bras illimités
Je m'ampute pour te faire à ma taille protégée
Séquestration volontaire en ta belle divinité
De ton hégémonie Ô bourreau fait moi léger
Je fais

Dans un souffle s'accentuant, mes rêves mithridatisent
J'en viens à passer le temps à la mort de tes cellules
Je jouis du devenir de ton corps qui divise
Le monstre de papier qui porta ma férule
Je fuis


illustré par At-h0me

# Posté le vendredi 27 mars 2009 14:19

Modifié le lundi 06 avril 2009 04:19

à vingt vers, les alexandrins sont un peu expansifs...

à vingt vers, les alexandrins sont un peu expansifs...
Le soir tombe. Dehors, la lune est blanche
Et j'ai sur mes genoux posé, un instrument à cordes.
Ses formes chaudes et douces me rappellent tes hanches.
J'imagine t'enlacer, les minutes et les cordent se tordent
A n'en plus finir, la lune est rouge de plaisir.

La nuit nous envahi et tu t'endors enfin
Sur le ventre. Au creux de ton cou je viens poser mon nez,
Je viens prendre ton pouls, ton souffle, ton parfum.
Et te prêter ma vie, ou même te la donner,
A toi ma pas pareille, la lune est pâle de sommeil.

Et je m'endors comme ça, en échangeant ma vie,
Plate et sans intérêt contre une nuit de rêve.
Je garde pour le sommeil les faussetés qui m'ennuient,
Le jour sera joli quand les nuits seront brèves
A tes côtés, et la gibbeuse de m'écouter.

Car je me plie déjà oui, je me recroqueville,
Et je me rétrécie pour devenir croissant.
Nous deviendrons à deux cette balle qui brille
Et nous nous enfuirons, loin des astres pensant,
Loin du soleil. La lune est noire face au vermeille

# Posté le vendredi 06 février 2009 13:25

Modifié le vendredi 13 février 2009 04:15

les orgiaques (2)

les orgiaques (2)
Les voiles se soulèvent à l'ombre des cyprès
Étrange Choryphée entre les Chrysanthèmes
A vrai dire les follets appellent après
Les dieux introvertis, les faiseurs de baptême

Et le nombreux prophète tout de marbre fait
Révèle à mon regard ce qui sous le sien tombe
Quand sa tête ballotte. A côté l'arbre fée
A l'abri de son mur rirait de l'hécatombe

S'il pouvait comprendre ce que dit une tombe
Mais ça m'est réservé je le garde en mon sein
Pour que chacun conserve images et dessein

Et je ris de les voir condamnés à la chaire
Ces monstres impotents assoiffés d'éternel
Leur sermons les feront se coucher plus à l'aise

photo by Stenna

# Posté le lundi 17 novembre 2008 03:23

Modifié le vendredi 09 janvier 2009 13:30

unis sur terre

unis sur terre
Une goutte d'eau de pluie
Ne sait pas encore qu'elle tombe
Inattendue la terre bondi
S'est jetée à la tête de l'onde

Sans le savoir mon amour
Unis sur terre
Renvoyé du ciel

Tout est parcelle
Et les mots et les balles
Restent peu contre la vie
Renvoyée loin des avis
Encore une fois la vie est belle

# Posté le lundi 17 novembre 2008 03:14

les orgiaques (1)

les orgiaques (1)
A l'aube je regarde aux rayons désuets
Les lumières encore acres de mes rêves éveillés
Défilant mes yeux vides
Défiant mes abîmes
Écoutant s'effondrer en silence mes rêveries
Et s'achever la nuit

A l'aube je regarde allongé au coté
Les ombres encore chaudes de mes fantasmes tout frais
Décevant mes arides
Découvrant mes victimes
Encombrantes vapeurs de fiction invisible
Qui enchaînent la vie

A l'aube encore je regarde dans ma tête
Et j'y vois une fille de l'amour une fête
Décrivant les corps vides
Sonnant les cordes à vide
Écoutez s'effondrer brusquement Jésus Christ
Et s'enfuir sans un bruit

A l'aube je dors enfin d'un sommeil trop léger
Et j'égraine en pensée l'amour imaginé
Et ma tête est malade
Et mon corps se ballade
De rêverie cauchemardesque en songe batifolant
Jusqu'à cette larme qu'on sourit en baillant

photo by Stenna
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# Posté le lundi 17 novembre 2008 03:07

Modifié le mardi 09 décembre 2008 06:27

point de croix

point de croix
Jusque dans mes membres endoloris je crois
Qu'elle a cousu son nom en petit points de croix
Et chaque mouvement de ces chaînes me dicte
Les lettres dont je ne suis que le pauvre adicte,
Et les marque au ciseau dans mon tendre cerveau
Comme un rappel à ce temps d'amour caniveau
De scarification et d'entailles malsaines
Mais ce temps est perdu et les battements m'entraînent
Jusqu'à la droguerie où mon malheur décroît
Car dans son dos s'inscrit mon nom en pointe croix

# Posté le dimanche 16 novembre 2008 13:30

Modifié le dimanche 16 novembre 2008 13:42